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A livre ouvert - Le rat conteurphoto librairie Alivreouvert
Sciences humaines
À partir de la rentrée, l'Espace analytique de Belgique est de retour à la librairie pour ses conférences-débat du lundi.

Dès le mois d'octobre, la librairie accueillera chaque premier lundi du mois le cycle de conférences-débat organisé par l'Espace analytique de Belgique.
 

Une sélection de lectures préparée en collaboration avec l'eab vous sera également proposée tout au long de l'année.

 
Voici le programme 2014-2015 :

lundis

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L'été des sciences humaines, part. 1
oisivet

Éloge de l'oisiveté, Bertrand Russell, Éditons Allia, 6€20

 Dans ce petit essai, paru pour la première fois en 1932, Bertrand Russell s'en prend à la morale qui érige le travail comme valeur absolue de nos sociétés. Il l'accuse au contraire d'être « la cause de grands maux dans le monde moderne ».

 Refusant que les notions de vacances et de temps libre ne se résument au repos des corps, il milite pour une journée de travail de quatre heures permettant de redécouvrir le « bon usage du loisir », actif et libéré de toute contrainte d'efficacité.

 Près de cent ans plus tard, nous enrichissons notre vocabulaire de mots tels que « burn out » ou « workaholic », illustrant les dérives de cette « vertu » anthropophage. En effet, les troubles psychiques liés au travail n'ont cessé d'augmenter. Les arguments de Russell, toujours aussi vifs, résonnent désormais comme un avertissement...

 L'épanouissement personnel, qui n'a pourtant jamais été autant recherché, semble de plus en plus difficile à concilier avec notre manière de vivre. Et si, comme nous l'affirme brillamment le philosophe, « la voie du bonheur et de la prospérité [devait] passer par la diminution méthodique du travail » ?


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 croissants

L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine, Ruwen Ogien, Le livre de poche, 7€40

 Véritable « Petit cours d'autodéfense intellectuelle contre le moralisme », comme le sous-titre lui-même l'auteur, cet essai se joue de notre bien-pensance et démonte avec imagination, humour et beaucoup de pédagogie les idées préconçues qui nous habitent en matière d'imaginaire bien/mal, juste/injuste, blanc/noir.

 Passée l'introduction où Ogien nous dessine les contours de sa philosophie pratique, le livre s'organise en différentes « expériences de pensées », dont le but est de faire vaciller nos jugements moraux, en les confrontant aux règles élémentaires du raisonnement éthique, moral et déontologique.

 Ainsi l'on se retrouve tour à tour : chauffeur de tramway devant choisir entre épargner la vie d'un homme sur la voie ou tuer l'ensemble de ses passagers, juge livrant un innocent à une foule déchaînée pour éviter un massacre ou encore pagayant sur un bateau en jetant des chimpanzés à la mer afin de sauver quelques adultes comateux...

 S'il est parfois déconcertant de voir notre intuition première aussi rudement mise à mal, la satisfaction d'avoir compris la nécessité de prendre du recul par rapport à nos réactions spontanées est, elle, immédiate.


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Les Adages, d'Erasme.

adages

Pour la première fois est proposée, en édition bilingue (latin-français), la totalité des Adages d'Erasme. Ce sont 4151 adages expliqués, commentés, accompagnés des citations latines et grecques ; de « Entre amis, tout est commun. » à « Plus ancien que Japet », Erasme partage ses enthousiasmes, ses découvertes, ses étonnements, en un style léger, proche de la discussion, et bien loin des traités dogmatiques.

C'est à un traité de littérature gréco-romaine que nous convie aussi Erasme, puisque lire les adages, c'est aussi parcourir les auteurs grecs et latins. Entre l'Anatomie de la Mélancolie, de Burton, et les Essais de Montaigne, il y a Les Adages d'Erasme ; un de ces livres sommes qui tentent, ont tenté, de cerner le monde.  

 

« Adage 1019. Mener par le bout du nez

Être mené par le bout du nez signifie être transporté dans une direction qu'on ne choisit pas mais que veut quelqu'un d'autre. L'image est empruntée aux boeufs à qui l'on met un anneau au bout du nez, comme un mors à un cheval, pour les mener où l'on veut. Les chevaux aussi ont une pièce en bois ou en fer enfoncée dans leur nez, ou même dans leur bouche, pour retenir leur fougue. Cet instrument, dit Nonius, est appelé prostomis.

Lucien, dans le Dialogue entre Junon et Jupiter : « Il se montre ton maître dans tous les domaines. Il te fait avancer, te tourne dans tous les sens, en te menant, comme on dit, par le bout du nez ».Le même dans Les Sectes : « Rien n'empêchera le premier venu de te mener par le bout du nez ». « Être mené par la peau du cou » se dit de ceux qui sont forcés de faire quelque chose, qu'ils le veuillent ou non.

Philostrate, dans la Vie d'Héliodore, semble avoir utilisé l'expression « être mené par le menton » avec le même sens : « Mais il l'a conduit au tribunal contre sa volonté, en le menant par le menton ». C'est une image empruntée aux chevaux que les écuyers mènent par la lèvre inférieure, en attendant de mettre la bride. »


Erasme, Les Adages, Belles Lettres, 5 volumes sous coffret, 199 euros.

 
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