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Lectures
Et les gagnants sont...

Parmi les nombreux prix littéraires décernés en ce mois de novembre nous avons beaucoup aimé...

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- Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel (prix Médicis): Un livre introspectif et politique autour d'un vrai personnage de loser comme on les aime où l'on croise Michaël Cimino, Isabelle Huppert, un chien nomme Sabbat et le sosie de Macron en maître d'hôtel.
- Les huit montagnes de Paolo Cognetti (Prix Médicis étranger): Un hymne à la haute montagne et une écriture poétique.
- L'ordre du jour d'Éric Vuillard (prix Goncourt) : Récit puissant sur la compromission des industriels allemands dans la montée du parti nazi, et sur l'annexion de l'Autriche par Hitler. À travers des scènes vérdiques et méconnues, Éric Vuillard nous montre, de sa plume tranchante et ironique, comment les grandes catastrophes s'annoncent souvent à petits pas.
- La disparition de Joseph Mengele d'Olivier Guez (prix Renaudot) : De 1949 à sa mort mystérieuse en 1979, Mengele, « l’ange de la mort », a vécu en Argentine, au Paraguay et puis au Brésil. Comment a-t-il pu échapper si longtemps à ses poursuivants ? L’auteur mène l’enquête dans un récit sobre, précis, interpellant
- Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro (prix Nobel): Une fiction décrivant les dérives d'un monde à deux vitesses où il est question d'immortalité et de clonage.

Et nous réjouissons de lire :

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- Le dossier M de Grégoire Bouillier (prix Décembre) : Un livre ambitieux sur le fiasco amoureux écrit avec beaucoup d’humour.
- Mécanique du Chaos de Daniel Rondeau : Où de nombreux sujets d’actualité comme le terrorisme, l’immigration, l’argent sale se mêlent à la fiction.
- La serpe de Philippe Jaenada (prix Fémina) : Une enquête autour de l’affaire Henri Girard non résolue à ce jour.
- Écrire pour sauver une vie de John Edgar Wideman (Prix Fémina étranger): Une dénonciation du crime raciste.

 
Curiosités et autres redécouvertes

Bien sûr, il ya toutes ces nouveautés, ces auteurs à découvrir, les derniers romans des talents confirmés. Mais sur nos tables se trouvent aussi des ouvrages que certains éditeurs se font fort de sortir des oubliettes où l'injustice de l'histoire les a poussés.

Et là aussi nous avons nos coups de coeur...

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L'élève Gilles, d'André Lafon. L'éveilleur, 157 pages, 17 €.


Roman d'apprentissage, des duretés de l'enfance, du secret, de l'émerveillement devant les beautés fragiles de la nature, L'élève Gilles, paru en 1912, encensé par Mauriac, est un texte rare, à l'écriture superbe, limpide, nimbée de nostalgie et de mystère.

La peau dure de Raymond Guerin, Finitude, 126 pages, 14€50

Texte d'une étonnante modernité, texte dur, cruel dans sa lucidité, il donne la parole à trois soeurs : Clara, Jacquotte, Louison, trois soeurs très dissemblables mais que le monde régi par les hommes écrase chacune à sa façon : elles racontent d'un ton égal, sans grande révolte, comment la vie s'entend à les broyer sans qu'elles puissent y faire grand chose. Et le lecteur ne peut qu'être bouleversé par le destin de ces femmes simples. Le style direct, sans misérabilisme, confère à La peau dure, paru il y a plus de 70 ans, une force toujours intacte aujourd'hui.

Jours de famine et de détresse de Neel Doff, L'échappée, 189 pages, 16 €

Avec ce texte édité en 1911, Neel Doff, hollandaise exilée en Belgique, femme sans éducation, dont la langue maternelle est le flamand de rue, a frôlé le Goncourt à l'époque. Elle y raconte avec violence et simplicité ses années noires d'enfance et d'adolescence , à Amsterdam, puis à Bruxelles, à la fin du XIXe siècle, dans une famille de 9 enfants. Ces bribes d'histoire d'humiliation et de misère, elle les crache avec colère mais aussi avec courage et la volonté farouche de témoigner. Pourtant plus que d'être un roman social, ou un témoignage sur la misère de l'époque, c'est surtout une magnifique oeuvre littéraire. La sincérite, la puissance d'évocation de ces Jours de famine et de détresse, écrit dans un français brut, vigoureux, dans un mélange de férocité et de tendresse garde toute son acuité.

 
Ör / Littérature étrangère
Audur Ava Olafsdottir, trad. de l’islandais
Zulma, 235 pages, 19€

or-zulmaJonas Ebeneser a trois Gudrun dans sa vie : son ex-femme qui vient de le quitter, sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et sa fille qui n’est sans doute pas de lui. Jonas qui n’a plus grand-chose à quoi se raccrocher décide de quitter l’Islande, de partir en voyage, le dernier en ce qui le concerne. Sa caisse à outils pour seul bagage, il débarque dans un pays ravagé par la guerre, bien décidé à en finir au plus vite.
Ör signifie « cicatrices » et s’applique aussi bien au corps humain qu’à un pays ou un paysage. Notre première cicatrice est notre nombril, nous rappelle Olafsdottir. La vie nous en rajoute un certain nombre au fil des années. Ör dit que nous avons regardé dans les yeux, affronté la bête sauvage et survécu.

Comme toujours Audur Ava Olafsdottir nous conte avec délicatesse et poésie le destin d’un homme sensible qui part pour l’ultime voyage et qui retrouve un sens à sa vie.

 
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