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Pascal Vatinel
Aube, 356 pages, 19€90

chantgalahsArchie Anderson, fraîchement sorti de l'Académie des officiers de police, est affecté au service des personnes disparues. Pour sa première enquête, il est envoyé dans les Goldfields-Esperance, une région sauvage et peu peuplée d'Australie Occidentale. Une femme aborigène, connue pour son militantisme en faveur des autochtones, a disparu depuis plusieurs jours. La police locale, de même que le shérif des Territoires Aborigènes, a demandé du renfort à la police fédérale. Anderson débarque donc à Kalgoorlie pour ce qu'on lui a présenté comme une enquête de routine. Mais dans l'Outback australien, rien n'est jamais simple. A peine arrivé, Anderson apprend que trois autres aborigènes ont disparu alors qu'ils étaient partis à la chasse. La police locale privilègie la piste de l'accident et met peu d'entrain à se lancer à la recherche des trois hommes. Le voilà donc avec quatre disparitions sur les bras et pas le moindre témoin à l'horizon. De plus, il fait la connaissance, de manière brutale, avec les gardes du corps d'un scientifique anglais qui mène des recherches obscures sur les dingos. Ces hommes se comportent plus en hommes de main qu'en gentleman. Le chant des galahs est une enquête palpitante au coeur de l'Australie où la cohabitation entre les Australiens blancs et les Aborigènes connaît un regain de tension sur fond de restitution des terres au peuple ancestral. Avec son inspecteur Archie Anderson, Pascal Vatinel a créé un héros intrépide et attachant dont on espère vivre bientôt de nouvelles aventures.

Ferdinand von Schirach, trad. de l'allemand,
Gallimard, 169 pages, 16 €

sanctionFerdinand von Schirach est écrivain et avocat pénaliste à Berlin. Et c'est dans le milieu judiciaire qu'il puise la matière de ces douze courts récits, douze plongées dans des affaires criminelles, donc humaines, qu'on les aborde du point de vue de l'avocat, de la défense, de la victime ou de l'assassin, que la sanction soit juste ou non, ...
Avec une remarquable économie de mots et une grande précision d'écriture, l'auteur tire la quintessence des notions de bien, de mal, de justice, ou plutôt, il place le lecteur devant les ambivalences de celles-ci.
C'est incisif, captivant, dérangeant, sans complaisance ni jugement, et remue profondément les consciences.

Aaron Edward Hotchner, trad. de l'anglais par Antoine Bargel
Mercure de France, 188 pages, 21€

etonnantesaventuresAaron Broom est un gamin de 12 ans débrouillard, malicieux et d'une nature plutôt optimiste. Ainsi, lorsqu'il se retrouve soudain livré à lui-même, loin de baisser les bras, il décide de prendre son destin en mains et de sauver son père en fâcheuse posture. Tout commence dans la belle ville de Saint-Louis. Frederick Broom, le père d'Aaron, est contraint de vivre de petits boulots et trimballe sa famille d'hôtels miteux en appartements vétustes. Sa femme a dû être placée dans un sanatorium où elle se remet péniblement d'une maladie des poumons. Comme des centaines de milliers d'Américains, il est victime de la Grande Dépression qui, en cette année 1929, a frappé de plein fouet toute l'économie et jeté sur les routes des familles ruinées. Fred est maintenant représentant en montres et sillonne Saint-Louis pour proposer sa marchandise aux rares bijoutiers de la ville qui ont tenu le coup face à la crise. Un matin, Aaron assiste ébahi à une étrange scène. Alors qu'il attend son père devant la bijouterie J&J, un homme entre dans le magasin, des cris sont poussés, un coup de feu retentit, l'homme sort de la boutique en courant. Quelques minutes plus tard, Fred Broom est arrêté par la police et jeté en prison. Il est accusé d'être le complice du voleur qui a non seulement dérobé tout un sac de diamants mais aussi abattu un employé de la bijouterie. Aaron se retrouve seul, sans argent ni logement mais il peut compter sur ses amis car au milieu de la misère des bidonvilles, l'entraide et la débrouille sont des maîtres mots. Il se lance sur la piste de ce mystérieux tueur, bien décidé à innocenter son père. Les étonnantes aventures d'Aaron Broom, d'A.E. Hotchner est un roman à la fois drôle et tendre. On suit avec plaisir les tribulations de ce gamin attachant et on s'amuse de la façon dont une poignée de laissés-pour-compte va s'attaquer à la pègre locale.

Roberto Bolaño, trad. de l'espagnol par Robert Amution
Folio Gallimard, 1376 p., 15€

2666bolanoDes universitaires à la recherche d'un écrivain disparu, un nombre incroyables de femmes sauvagement assassinées au Mexique, un Allemand emprisonné pour ces crimes alors que ceux-ci continuent, un paysan allemand qui après avoir vécu les horreurs de la seconde guerre mondiale change d'identité et devient écrivain... Autant de destinées, d'histoires, de style qui constituent l'ambitieuse entreprise littéraire de Bolaño, grand nom de la littérature hispanique.
Livre monde, 2666 est un livre culte aux multiples facettes passionnant...

Shumona Sinha
Gallimard, 208 p., 18€

testamentrusseA Calcutta dans les années 80, Tania une jeune Indienne détestée par sa mère et peu appréciée des gens de son âge, trouve refuge dans les livres et s'éprend tout particulièrement de littérature russe. Adel, une vieille Russe, se souvient de son père éditeur de littérature et de ses tourments après la révolution bolchévique. Un étrange dialogue entre les destinées de ces deux femmes s'instaure.
Un livre touchant mêlant amour de la littérature et déboire politiques...

Anuradha Roy, trad. de l'anglais (Inde) par Myraim Bellehigue
Actes Sud, 318 p., 22€50

roytoutescesviesUn vieil homme se souvient de son enfance et de ce drame qui l'a déchiré. Le départ de sa mère avec un peintre allemand à Bali. Se retrouvant seul avec un père plus préoccupé de politique en ces temps de lutte pour l'indépendance de l'Inde que de son fils, l'enfant vit dans la solitude si ce n'est ses rapports chaleureux avec son grand-père. Un livre très émouvant, sensible et qui nous rend rêveur...

Notice de l'éditeur : Mychkine, paysagiste indien de renom, coule une retraite paisible dans sa maison natale. Mais sa quiétude se voit troublée par un colis inattendu en provenance du Canada : des lettres envoyées par sa mère, Gayatri, à une ancienne voisine. Elles ont été écrites entre juillet 1937 – moment où Gayatri est partie pour Bali, abandonnant les siens, dont son fils de neuf ans – et octobre 1941, date à laquelle cette correspondance s’interrompt mystérieusement. À l’époque, tout le voisinage, prompt à s’enflammer, a accusé la jeune femme d’avoir quitté son mari pour un Anglais. L’homme en question était en fait un peintre allemand, Walter Spies, résidant à Bali, de passage en Inde. Quand il est reparti, Gayatri l’a suivi, guidée non par l’amour mais par le désir éperdu de briser son carcan d’épouse et de mère pour retrouver sa liberté d’artiste. Marquant ainsi au fer rouge, dans la mémoire de son fils, ce jour terrible où elle a choisi de le laisser. À mesure qu’il découvre les raisons profondes du départ de sa mère et des épisodes insoupçonnés de sa vie balinaise, Mychkine revisite ses propres souvenirs et se risque à réinterpréter le drame familial. Un drame qu’il passe aussi au prisme de l’histoire nationale et internationale : mobilisation pour l’indépendance de l’Inde, montée du nazisme, implication des Indes britanniques et néerlandaises dans la Seconde Guerre mondiale. Tressant, avec une délicatesse toute poétique, convulsions historiques et déchirements intimes, l’auteur retrace, à travers le regard aimant d’un fils meurtri, la trajectoire heurtée d’une femme libre.

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