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A livre ouvert - Le rat conteurphoto librairie Alivreouvert
Littérature
Vernon Subutex

Virginie Despentes, Vernon Subutex, 3 tomes
Grasset et déjà 2 tomes en Livre de poche

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Les temps sont durs pour Vernon : cet ancien disquaire parisien a dû fermer boutique et il se retrouve aujourd'hui à la rue faute de pouvoir payer son loyer. Il recontacte les copains et squatte chez les uns et les autres. C'est l'occasion d'aller à la rencontre de personnages divers et variés souvent hauts en couleur, désespérés parfois, souvent seuls mais riches de leur expérience: le scénariste facho et looser, l'ex-bassiste rancunière, la bourgeoise dépressive, l'étudiante en droit voilée ; des tranches de vie qui s'assemblent, se rassemblent et ne ressemblent à aucune autre. Tous gravitent autour de Vernon, le personnage clé du roman, déambulant dans Paris jusqu'à ce que son destin l'emmène ailleurs tant au sens propre qu'au figuré, quelque part hors les murs où autre chose est possible...

Outre les nombreuses aventures de cette joyeuse bande, le plus remarquable de cette ample est fresque, ce sont les réflexions inimitables de toute cette galerie de personnages. Virginie Despentes leur donne voix avec une plume, un ton et un point de vue bien à elle et en même temps universels et tellement vrais. Avec ces trois tomes addictifs et intelligents Virginie Despentes, a écrit un fabuleux roman sur la France contemporaine, sur ce que cela signifie d’y vivre aujourd’hui. À lire !

 
N'envoyez pas de fleurs / Littérature policière
Martin Solares, N’envoyez pas de fleurs, traduit de l’espagnol (Mexique) par Christilla Vasserot,
Christian Bourgois, 2017

« Il leur dit qu’il y avait une personne capable de retrouver la petite: un ex-policier. Il leur dit que si l’individu en question était toujours vivant, après le différend qu’il avait eu avec ses propres collègues, il serait la personne idéale, parce qu’il avait déjà survécu au moins deux fois à ce genre d’affaires, pour lesquelles un suicidaire est plus utile qu’un enquêteur. Il leur dit que si d’aventure il était toujours vivant, ce qui n’était pas improbable, ils pourraient peut-être le trouver dans des états voisins, Veracruz ou San Luis Potosi, car il était arrivé plus d’une fois qu’un de ses informateurs signale sa présence sur la route qui descend vers La Eternidad. D’après les informateurs en question, il conduit toujours une voiture blanche et se rend régulièrement dans un restaurant près du fleuve, en face des brise-lames. Il reste attablé là une ou deux heures, discute avec les propriétaires, fait ses petites affaires et retourne sur ses pas, pour aller où, personne ne le sait vraiment. D’autres disent qu’il fait de la contrebande, mais ça me semble peu probable, souligna le consul, il s’est toujours tenu à l’écart du crime.»


solares-fleursIl s’appelle Carlos Trevino. C’est un ancien flic du commissariat de La Eternidad. Il est recherché, a changé de vie et a promis à sa femme qu’il ne mènerait plus d’enquête.

L'autre s’appelle Margarito Gonzalez. Il est commissaire de police de La Eternidad. Il est corrompu jusqu’au bout des ongles, voue une haine sans limite à Carlos Trevino et sa femme l’a quitté.

N’envoyez pas de fleurs nous fait entendre la voix de ces deux personnages dont les chemins se croisent et se décroisent au fil d’une intrigue complexe et passionnante. Bien plus qu’un thriller c’est toute la société mexicaine moderne que nous décrit ici Martin Solares. Gang, police, petites gens et riches industriels, politiciens tous tentent de sauver leur peau dans ce monde violent, injuste et corrompu. Comme dans Les minutes noires paru aux éditions Bourgois en 2009 et en 2010 au éditions 10/18, Martin Solares poursuit ici son exploration de l’âme humaine celle des flics, ex-flics, journalistes ou autres ainsi que son exploration proprement littéraire et c’est très réussi. L'auteur dit d'ailleurs: « Ce qui m'intéresse n'est pas de créer des miroirs de la réalité, mais d'en proposer des mirages : des récits qui puissent convaincre le lecteur de suivre une série d'images plus suggestives que celles du quotidien, afin de le submerger dans une autre réalité - la fiction littéraire - et transformer ainsi son point de vue. Mon intention était d'inventer une maison blanche qui ait une maison noire à l'intérieur, au centre de laquelle il y aurait un jardin ».

 
Imagine que je sois parti

Adam Haslett, trad. de l'anglais (Etats-Unis)
Gallimard, 440 p., 23 euros.

haslettimagineIls sont deux dans cette famille à être atteints de ce mal insidieux : la dépression.
Quand Margaret toute jeune rencontre John, elle est séduite, il est enthousiaste, entouré de nombreux amis et surtout il sait la faire rire. Elle ignore encore tout de cette maladie, de cette face sombre qui peut fondre sur son fiancé. Elle l'apprendra avant le mariage et pourtant construira sa vie avec lui.  Ensemble ils auront 3 enfants, dont l'aîné, Michael, hypersensible, passionné, angoissé, éprouve aussi cette difficulté à vivre. Au fil des années, l'histoire de cette lutte contre le poids de la dépression et les coups du sort est racontée en alternance par chacun des 5 membres de la famille : cette douleur qu'ils portent ou qu'ils supportent, ils la vivent , la traversent et la combattent ensemble. Malgré leurs défauts, leurs différences, les incompréhensions, c'est ensemble qu'ils se battent pour veiller les uns sur les autres.
Sur un sujet grave, Adam Haslett réussit une roman profond, lucide, parfois sombre mais traversé par des moments de grâce tant l'amour de cette fratrie est lumineux...

 
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